Editorial
Résumé
Ce volume est une collection de onze articles proposés principalement par les chercheurs de l’Université Catholique du Graben, honneur à eux.
Ces articles se focalisent sur la promotion de la matière organique du sol pour ses bienfaits pour l’environnement en boostant l’économie du milieu en assurant un approvisionnement en denrées alimentaires en milieu urbain et périurbain. En partant des perceptions de la multifonctionnalité des milieux urbains et périurbains, les auteurs vont jusqu’à caractériser et proposer des pistes des solutions pour assurer la durabilité des systèmes. En effet, l’exploitation rationnelle des ressources naturelles est le soubassement des articles afin que soit garantie la distribution des gains économiques et sociaux entre les acteurs et les exploitants agricoles dans l’optique d’un développement durable en milieu urbain et périurbain.
L’occupation des sols en milieu urbain et périurbain constitue des espaces indispensables pour le bien-être des habitants en procurant des gains environnementaux à la communauté. Cependant, l’occupation mieux le changement de cette occupation des aires menace fortement la biodiversité par la pression anthropique, l’urbanisation, l’exploitation du bois d’œuvre et de chauffe, la mauvaise utilisation des terres pour l’agriculture urbaine et périurbaine. Autant de facteurs que les auteurs ont pu cerner et porté aux décideurs politiques pour la prise en charge des sols en ville, lesdits auteurs proposent l’utilisation d’un bon compost pour sauver la biodiversité.
En effet, la matière organique a comme rôle, entre autre d’assurer les conditions meilleures de vie à la faune et flore du sol. De la physique, chimie et biologie du sol à la biochimie du sol, la matière organique peut en elle seule assurer une agriculture biologique, garantissant ainsi la durabilité du système. Les haricots et les amarantes intervenant dans l’alimentation de base de la plupart des ménages en milieu de Beni et Butembo répondent mieux justement à l’usage du compost ou autre types d’amendements du sol.
Les villes congolaises devraient privilégier le recyclage des déchets domestiques et industriels comme cela se fait à Butembo, Beni et Kisangani en produisant du compost pour permettre à l’agriculture urbaine et périurbaine de devenir durable. Cette durabilité se traduit dans le contrôle de l’érosion dans ce milieu. En effet, la matière organique contribue à l’amélioration de la structure du sol, améliore la capacité de rétention du sol en eau (réduisant ainsi le ruissellement et l’érosion) et la stabilité structurale. Tous ces paramètres sont entretenus par l’humus, lequel humus est le summum de la décomposition de la matière organique.
La mauvaise gestion des sols, l’utilisation d’outils agraires inadéquats, la mise en culture de terres marginales, la discordance entre la production agricole et le potentiel naturel du sol sont quelques causes qui déterminent la fragilisation de l’état physique des sols entraînant une augmentation du tassement et de l’encroûtement. D’où le rôle des composts dans l’amélioration de cette situation en milieu urbain et périurbain.
Lors d’une pluie, la vitesse d’infiltration détermine la proportion d’eau qui sera absorbée par le sol et celle qui va ruisseler, ce qui constitue une perte et occasionne les processus d’érosion bien connus. En d’autres termes, la quantité de pluie tombée annuellement est une indication incomplète pour l’agriculteur. Elle doit être associée à la répartition dans l’année, et à la perméabilité du sol. Encore une fois l’usage des composts issus de la gestion des matières organiques devient une panacée dans la prise en charge de tels problèmes environnementaux. On doit faire une distinction entre une bonne préparation du terrain, en brisant les mottes mécaniquement, et une structure naturellement grumeleuse. Aux premières pluies, il y a formation d’une croûte là où les mottes ont été brisées.
Au moment où les effets du changement climatiques se font sentir et de manière la plus musclée, la gestion et le recyclage des matières organiques s’imposent en les utilisant comme substrat pour la culture en milieu urbain et périurbain voire les cultures hors sols.
Tout en remerciant les chercheurs, nous nous joignons à l’équipe de rédaction et aux différents évaluateurs, grâce auxquels le Centre de Recherche Interdisciplinaire du Graben (CRIG) continue à faire l’écho des résultats de la recherche dans la contrée et d’y promouvoir la pérennité de cet ensemble dans l’interdisciplinarité, seul gage de réussite.
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(c) Tous droits réservés Parcours et Initiatives : Revue interdisciplinaire du Graben (PIRIG) 2023

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