https://doi.org/10.57988/crig-2332
Intou
Kahambu Matimbya[1],
Jonathan Ahadi Mahamba[2],
Moise Musubao Kapiri[3],
Gloire Kayitoghera Mulondi[4],
Isaac Uzimati Djurua[5],
Valentin Kamabu Vasombolwa[6],
Charles Kambale Valimunzigha[7]
et Gilbert Paluku Mutiviti[8]
Cet
article cherche à se rendre compte des perceptions qu’ont les populations de la
Ville de Butembo et ses environs sur les fonctions socioculturelles issues de
différents agrosystèmes de l’agriculture urbaine et périurbaine. Pour atteindre
cet objectif, les enquêtes ont été menées auprès de 800 personnes à raison de
400 en milieu urbain et 400 en milieu périurbain.
Les
résultats ont révélé que les perceptions
des enquêtés résidant en milieu périurbain ou urbain par rapport au (i)
bien-être spirituel, (ii) source d’inspiration, (iii) rapprochement avec la
nature et (iv) à la promotion de santé physique et mentale que peuvent procurer
les agrosystèmes varient beaucoup en fonction de caractéristiques
sociodémographiques. Il en est de même pour ce qui cadre avec la (v) recherche
scientifique, (vi) l’éducation, (vii) le tourisme ainsi que les (viii)
activités récréatives. En effet, le milieu d’habitation, le sexe, le niveau
d’étude et les tranches d’âges influencent significativement la perception de
la population de la Ville de Butembo et ses environs sur les fonctions
socioculturelles jouées par les agrosystèmes de l’agriculture urbaine et
périurbaine (P <0,05). Par ailleurs, les valeurs de la précision globale
associées à chaque modèle de régression logistique varient de 70 à 100 %. De
même, le pouvoir discriminant de la quasi-totalité des modèles exprimé en termes
d’AUC (Area Under Curve) est supérieur à 0,80. Les pseudo-R2 sont faibles.
Mots clés : Multifonctionnalité,
agriculture urbaine et périurbaine, perception, Butembo
This article seeks to understand the perceptions of
the population of the city of Butembo and its vicinities on the socio-cultural
functions of urban and peri-urban agricultural systems. To achieve this
objective, surveys were conducted near 800 people, 400 in urban areas and 400
in peri-urban areas.
The results revealed that the perceptions of
respondents living in peri-urban or urban areas with respect to (i) spiritual well-being, (ii) inspiration, (iii) connection
with nature and (iv) promotion of physical and mental health that agri-systems can provide vary greatly according to socio-demographic
characteristics. The same is true for (v) scientific research, (vi) education,
(vii) tourism and (viii) recreational activities. In fact, the living
environment, gender, level of education and age groups significantly influence
the perception of the population of the city of Butembo and its vicinities on
the socio-cultural functions played by urban and peri-urban agricultural
systems (P <0.05). Furthermore, the overall precision values associated with
each logistic regression model vary between 70 and 100%. Similarly, the
discriminant power of almost all models expressed in terms of AUC (Area Under
Curve) is greater than 0.80. The pseudo-R2 are low.
Key words:
Multifunctionality, urban and peri-urban agriculture, perception, Butembo
Dans beaucoup de régions à travers le monde, l’agriculture urbaine a
toujours joué un très grand rôle au niveau des ménages pour des raisons
culturelles, sociales et économiques (WATERS-BAYER, 1995 ; NUGENT, 2000). Si l’agriculture
urbaine est au départ un phénomène lié à la pauvreté urbaine (DONGMO et al, 2005) et au déficit de planification (NGUEGANG, 2008), les
agriculteurs urbains, tout en résolvant leurs différents problèmes de pauvreté,
participent à la vie et à l’entretien des espaces verts abandonnés par les
pouvoirs publics (OLANREWAJU et al., 2004).
En préférant mettre
en culture l’espace public non entretenu, les citadins donnent ainsi un sens
aux espaces « abandonnés » (CALAS, 1999). L’agriculture urbaine
est donc une réaction sociale à l’inefficience de la gestion urbaine. Dans les pays en voie de développement comme
dans les pays industrialisés, l’intégration de l’agriculture dans l’aménagement
des territoires urbains suscite donc un intérêt croissant des chercheurs et des
aménageurs (VAN
VEENHUIZEN, 2006 ; BONNEFOY, 2011; SOULARD et al., 2011).
Dans les zones urbanisées, l’agriculture doit
composer une dimension utile, car elle participe plus à la concurrence d’usages
du sol en onction des dynamiques complexes qu’elle tisse avec l’espace urbain (BONNERANDI et al., 2003). Or cette relation n’est pas sans
difficultés. D’une part, la profession agricole est un milieu très
structuré ; les modalités de l’expérience urbaine de l’agriculture
(jardinage, loisirs, paysage) y sont explicitement rejetées de la norme
professionnelle, même si, à titre personnel, les agriculteurs interrogés
peuvent y être sensibles (LE CARO,
2007).
Les
fonctionnalités de l’agriculture urbaine se révèlent d’autant plus complexes
lorsque l’on observe les pratiques et les expériences des habitants et des
agriculteurs au niveau individuel. Elles suscitent mieux une créativité
émergente par une multitude d’initiatives (BA &
AUBRY, 2011). Ces initiatives, qui approvisionnent les
foyers en produits alimentaires locaux, suscitent un intérêt de la part des
citadins, car elles favorisent la pérennisation de formes agricoles
particulières et elles construisent du lien social entre les citadins et
agriculteurs (BERTRAND,
2010). Ces fonctionnalités croisées nous semblent
de nature à améliorer la connaissance réciproque entre agriculteurs et
citadins, leur permettant de dépasser certains préjugés en améliorant plus la
cohésion sociale (BLANC, 2010).
Par ailleurs, les
fonctionnalités de l’agriculture urbaine peuvent être analysées selon le degré
d’ouverture des espaces envers autrui (BONNEFOY,
2011). En effet, qu’ils soient considérés comme
espaces libres ou comme espaces ouverts, les espaces agricoles présentent une
nature hybride entre espace public et espace privé (LE CARO,
2007). Cela conduit à questionner les usages qu’en
font les agriculteurs et les habitants. Des agriculteurs peuvent tirer argument
de la proximité urbaine pour aussi bien accepter l’ouverture d’un chemin de
promenade que la refuser absolument par crainte d’être « envahis ».
Les agricultures
urbaines telles que pratiquées in situ, informent donc sur les
expériences des citadins et également des agriculteurs concernés. BONNERANDI et al. (2003) postulent que la pluralité de ces
expériences est remarquable, les agriculteurs pouvant se trouver davantage en
interaction avec une diversité de « demandes » (accès récréatif,
vente des produits, incivilités, etc.) et les habitants cumulant fréquemment
l’expérience de divers espaces agricoles (jardins partagés, espaces de
promenades, ferme où l’on achète son lait, etc.).
Le jardinage permet en outre de faire de
l’exercice physique en plein air et favorise une nourriture de qualité par la
consommation de légumes frais. Par ailleurs, l’agriculture urbaine et
périurbaine offre en plus un avantage thérapeutique (BA et
al., 2016) en procurant un sentiment de bien-être, un ressourcement spirituel par
la relaxation, de renouvellement émotionnel et physique d’un individu, la paix
et la tranquillité (MILLIGAN et al., 2004). BOULIANE et al. (2000) estiment par ailleurs que l’agriculture urbaine et périurbaine permet
aussi une certaine reconnaissance sociale et éveille une forme de fierté chez
les personnes la pratiquant. Cette activité se vit comme un loisir (BOUVIER-DACLON &
SÉNÉCAL, 2001) et elle joue à bien un rôle important dans l’éducation.
Autant de fonctions socioculturelles nécessitent une interrogation et une
co-construction du savoir, dans une contrée fortement anthropisée et où les
espaces sont plus disputés. Dans un contexte d’instabilité politique et
sécuritaire exacerbant la crise économique, l’approvisionnement en denrées
alimentaires dans les zones urbanisées se fait par des citadins vulnérables qui
ont développé des mécanismes de production maraichère et vivrière salutaire à
l’alimentation de la population locale.
Dans la Ville de Butembo, les acteurs locaux produisent des denrées
alimentaires sur des espaces marginalisés et en profitent pour côtoyer les
riverains. Il se développe des liens sociaux entre riverains et un espace
d’échange fructueux. Cet article cherche à étudier les perceptions qu’ont les
agriculteurs urbains et d’autres acteurs sur les fonctions socioculturelles
issues de cette agriculture urbaine telle qu’appliquée en milieu urbain et
périurbain de Butembo.
La Ville de
Butembo et ses environs proches constituent la zone de prédilection de cette
étude. La Ville de Butembo est située
entre 0°05’ et 0°10’ de latitude nord et 29° 17’et 29°18’ de longitude est à
proximité de la dorsale occidentale du Rift Albertin, au nord-ouest du
lac Edouard (SAHANI, 2012) dans la
province du Nord-Kivu précisément en République Démocratique du Congo. L’agriculture en milieu urbain et
périurbain y est pratiquée depuis de nombreuses années. Un Consortium de
l’Agriculture urbaine y est installé depuis 2001. La Ville de Butembo jouit
d’un climat du type Afi
selon la classification de Köppen, mais influencé par les montagnes. Une
isothermie (18°C) y est manifeste (CHO et al., 1999) malgré quelques perturbations.
Les différents
types de sol sont
de nature argileuse et ferrugineuse, mais varient suivant le relief. Sur les
collines et les pentes, ils sont bien drainés et gardent leurs couleurs
caractéristiques brune ou rouge. Cependant, dans les fonds des vallées, plats
et aussi marécageux, ils sont hydromorphes, tourbeux, très acides et de couleur
noire ou bleuâtre (MUTIVITI et al., 2002).
La zone
périurbaine a été délimitée à 10 km vol d’oiseau autour des limites
administratives de la Ville de Butembo. La délimitation de cette zone à 10 km a été choisie
en se basant sur le modèle de Von Thùnen. Ce dernier
concerne l'effet de la distance sur l'utilisation des sols.
La figure 1
localise ce milieu d’étude.

Figure 1. Carte de localisation
de la zone d’étude.
La collecte
des données s’est réalisée en juin 2022 par la méthode d’enquête. Un
questionnaire préalablement conçu a été administré aux enquêtés par le biais de
l’interview. Ce questionnaire a été bien formalisé moyennant l’outil Kobotoolbox afin d’être téléchargé sur un smart
phone via l’application KoboCollect
v1.25.1.
L’échantillon
était constitué de 800 individus pour la Ville de Butembo (400 individus en
milieu périurbain et 400 individus en milieu urbain). Les enquêtés en milieu
urbain étaient repartis dans les quatre communes de la ville. Dans le milieu
périurbain, les enquêtés étaient retrouvés selon les axes des dessertes
agricoles. Ces axes étaient au nombre huit autour de la Ville de Butembo, à
savoir (i) Butembo - Musienene,
(ii) Butembo - Kisalala,
(iii) Butembo – Kasitu- Isale – Bunyuka, (iv) Butembo– Butuhe- Rwahwa, (v) Butembo – Mabambi (vi) Butembo – Musenda – Kyondo, (vii) Butembo – Kambaila - Kirima et (viii) Butembo – Ngeleza – Luotu).
Ces effectifs
ont été retenus en appliquant la formule de YAMANE (1967) aux données démographiques disponibles
au niveau de la Mairie de Butembo pour l’année 2020 qui étaient estimé à 983 564 habitants.
Les données récoltées étaient relatives aux diverses
caractéristiques sociodémographiques des enquêtés, aux perceptions des enquêtés
sur les fonctions socioculturelles rendues par l’agriculture urbaine et
péri-urbaine (AUP).
Les
informations recueillies sont catégorisées selon les types des données
récoltées. Sur ce, les variables relatives aux diverses caractéristiques
sociodémographiques des enquêtés sont (i) milieu, (ii) sexe, (iii) état civil,
(iv) profession, (v) niveau d’études et (vi) classes d’âge.
Pour les fonctions sociales, l’attention était focalisée sur
le bien-être spirituel, la source d’inspiration, l’esthétique, le rapprochement
avec la nature ainsi que la santé physique et mentale, alors que pour les
fonctions culturelles, il s’agissait, notamment de la recherche scientifique,
l’éducation, du tourisme ainsi que des activités récréatives.
Les variables explicatives étant donc d’ordre
qualitatif, la régression logistique sous le Logiciel R sous l’interface R studio 1.2.5001 a été plus privilégiée. Son choix est motivé par le fait qu’il s’agit
d’un modèle non-paramétrique qui n’exige donc nullement de conditions de
normalité ou de multinormalité, difficilement
vérifiables (DESJARDINS, 2001 ; KHERRAZI & AHSINA, 2016) et permet d’estimer un odd ratio (OR) qui
fournit une information sur la force et le sens de l’association entre la
variable explicative (Xi) et la variable à expliquer (Yi) (LAPLANTE & HÉBERT, 2001 ; AMINOT & DAMON, 2002). EL SANHARAWI & NAUDET (2013) trouvent qu’il présente l’avantage d’être utilisable quel que soit le
type d’enquête.
Les variables explicatives demeurent les différentes
caractéristiques sociodémographiques des enquêtés (résidence, classes d’âge,
sexe, niveau d’étude, la profession, l’état civil). Chaque variable qualitative
comprend deux ou plusieurs modalités (variantes).
Chaque modèle logistique construit a été
soumis à une analyse de la variance du package « car » pour mettre en
évidence les variables explicatives les plus significatives sur la variable à
expliquer. Nous avons par ailleurs recouru à un indice de parcimonie comme le
critère d’Akaike (Akaike
Information Criteria ou AIC) ; (NAKACHE et al., 1986 ; LARMARANGE, 2020).
Vu que les échantillons d’enquête ne sont pas
suffisamment grands, nous avons validé les modèles par la méthode utilisée par LARMARANGE (2020) et MOÏSE et al. (2022). Cette méthode consiste à utiliser une matrice de confusion. Ainsi,
dans cette recherche, nous avons calculé le taux d’erreur de classement et nous
avons déduit la précision globale (PG) de la classification pour chacun des
modèles retenus.
L’appréciation de la qualité du modèle logistique s’est basée
aussi sur l’utilisation de la courbe ROC (ROC curve,
ROC pour Receiver operating Characteristic)
et l’AUC (Area Under curve). On considère
habituellement que le modèle est bon dès lors que la valeur de l’AUC est
supérieure à 0,7. Un modèle bien discriminant doit avoir une
AUC entre 0,87 et 0,9. Un modèle ayant une AUC supérieure à 0,9 est excellent (DELACOUR et al., 2005 ; DESQUILBET, 2020). L’aire sous la courbe (de 0,87 par exemple)
équivaut à la probabilité que la perception sur cette fonction de l’AUP soit
plus élevée chez le premier que chez le second.
Les proportions d’enquêtés ne varient pas en
fonction du milieu ni du sexe d’après le test de chi-deux (p=0,228 > 0,05).
Au sein de deux milieux, les femmes sont plus représentées dans l’échantillon.
Que ce soit en milieu urbain ou périurbain, les mariés étaient majoritaires. Le
milieu d’habitation a une influence très hautement significative sur les proportions
des modalités de l’état civil (p<0,001). Il en est de même pour les
proportions des modalités de la profession des enquêtés. En effet, en milieu périurbain,
les agriculteurs sont les plus représentés (46 %), alors qu’en milieu urbain,
ce sont les commerçants (25,2 %). Concernant le niveau d’études, il y a un
grand nombre de personnes ayant un niveau d’étude primaire (29,5 %) en milieu
périurbain.
Dans les deux milieux, il existe des
personnes ayant fait les études secondaires (41,2 % en milieu périurbain et
50,5 % en milieu urbain). Ceux du niveau universitaire ou supérieur sont plus
représentés en milieu urbain (28,5 %). Compte tenu du niveau d’études et du
milieu d’habitation, il existe une différence très hautement significative
entre les proportions (p<0,001). Les jeunes et les adultes sont plus
majoritaires que les vieux (vielles).
En milieu urbain, l’âge varie de 18 à 88 ans
avec une moyenne de 34,96±13,21 ans. En plus, 75 % d’enquêtés en milieu urbain
ont l’âge situé en-dessous de 42 ans. En milieu périurbain, l’âge varie de 18 à
85 ans avec une moyenne de 38,10 ± 13,53 ans. Et 75 % d’enquêtés ont l’âge
situé en dessous de 47,25 ans. Le test de Wilcoxon montre une différence très
hautement significative entre l’âge moyen des personnes interrogées en milieu
urbain et périurbain (p=0,00019).
La figure 2 renseigne
sur les fréquences relatives de
reconnaissance à l’AUP des services socioculturels en milieu urbain et
périurbain de la Ville de Butembo. Les résultats montrent que les enquêtés
perçoivent les services socioculturels qu’offrent les divers agrosystèmes de
l’agriculture urbaine et périurbaine de
Butembo.

Figure 2. Fréquence de citation des services
de l’AUP : le trait rouge pour les fonctions sociales et le trait bleu pour les
fonctions culturelles.
Le tableau 1 donne les effets de différentes
variables explicatives sur la perception des fonctions sociaux.
Tableau 1. Effet du milieu d’habitation de l’enquêté et de ses
caractéristiques sociodémographiques sur sa perception vis-à-vis du bien-être
spirituel, de la source d’inspiration, de l’esthétique, du rapprochement avec
la nature et de la santé physique et mentale.
|
Variables |
DDL |
Bien-être spirituel |
Source
d’inspiration |
Esthétique |
Rapprochmt avec la nature |
Santé physique et mentale |
|
Milieu |
1 |
3,53.10-5*** |
0,0364* |
4,50.10-10*** |
4,23.10-6*** |
0,0970 |
|
Sexe |
1 |
0,0027** |
0,0326* |
0,3033 |
0,0138* |
0,0684 |
|
État civil |
3 |
0,0825 |
0,4934 |
0,0533 |
0,7686 |
0,0168* |
|
Profession |
9 |
0,0762 |
0,3762 |
0,0561 |
0,4418 |
0,4367 |
|
Niveau d’étude |
3 |
0,0001*** |
0,0097** |
0,265 |
0,0146* |
0,1593 |
|
Classes d’âges |
6 |
0,0090** |
0,8492 |
0,0149* |
0,0766 |
0,6348 |
|
PG (%) |
- |
72,25 |
85,25 |
94,12 |
91,37 |
82,50 |
|
Pseudo-R2 |
- |
0,08 |
0,31 |
0,23 |
0,11 |
0,48 |
|
AUC |
- |
0,68 |
0,93 |
0,85 |
0,73 |
0,97 |
Les p-values consignées au niveau du tableau
1 indiquent que le milieu d’habitation, le sexe, le niveau d’études et les
classes d’âges exercent une influence significative sur la perception de
l’enquêté sur l’importance des agrosystèmes de l’AUP dans le bien-être
spirituel des personnes. Le milieu d’habitation, le sexe et le niveau d’études
influencent significativement la perception des enquêtés sur le rôle de divers
agrosystèmes comme source d’inspiration. Il en est de même du rôle joué par
l’AUP dans le rapprochement des personnes avec la nature. La perception du rôle
joué par les agrosystèmes urbains et périurbains comme source d’esthétique est
fonction du milieu d’habitation et de classes d’âges. Enfin, seul l’état civil
a un effet significatif sur la perception du rôle des agrosystèmes de l’AUP
dans l’amélioration de la santé physique et mentale des personnes.
En plus, les valeurs de la précision globale
associées à chaque modèle de régression logistique varient de 70 à 100 %. Les
pseudo-R2 sont faibles, alors que la faible valeur de l’AUC est de
0,68.
La figure 3 montre les effets marginaux des
variables explicatives sur la perception de l’enquêté de l’importance des
agrosystèmes de l’AUP dans le bien-être spirituel des personnes. La perception
de l’enquêté résidant en milieu périurbain par rapport au bien-être spirituel
que peut procurer les agrosystèmes est supérieure contrairement à l’enquêté
résidant en milieu urbain. Quant au sexe, les femmes perçoivent plus le rôle
des agrosystèmes dans le bien-être spirituel que les hommes. Tenant compte de
l’état civil, cette probabilité de perception est faible pour un divorcé
contrairement au marié, célibataire et veuf/veuve. Au niveau des catégories
socioprofessionnelles, les religieux ont une plus grande chance de bien percevoir
que les agrosystèmes contribuent fort au bien-être spirituel contrairement aux
autres catégories de profession. La probabilité augmente au fur et à mesure que
le niveau d’instruction s’améliore. De même, la perception augmente avec
l’âge ; les moins âgées présentent des faibles de perception que les plus
âgées.

Figure
3. Effets marginaux des variables explicatives sur la perception de l’enquêté
sur l’importance des agrosystèmes de l’AUP en tant que source de bien-être
spirituel (avec F : Féminin, M : Masculin, Cél :
Célibataire, Div : Divorcé (e), Mar : Marié(e), Ve : Veuf/Veuve,
Ana : Analphabète, EPri : Enseignement
Primaire, ESec : Enseignement Secondaire, EUni : Enseignement Universitaire, AgE :
Agent de l’État, Agri : Agriculteur, Art : Artiste, Aut : Autorité, Com : Commerçant, Ele : Éleveur, Ens :
Enseignant, Méd : Médecin, Rel : Religieux )
Les effets des variables explicatives sur la
perception des enquêtés sur le rôle que jouent les agrosystèmes de l’AUP comme source
d’inspiration sont présentés au niveau de la figure 4.

Figure
4. Effets des variables explicatives sur la perception des enquêtés sur le rôle
que jouent les agrosystèmes de l’AUP comme source d’inspiration.
On constate que cette probabilité est
identique que ce soit pour les personnes habitant en milieu urbain ou
périurbain. De même, entre les hommes et les femmes, la perception est
identique. Tenant compte de l’état civil, les divorcés(es) ont la plus grande chance
de percevoir que l’AUP est source d’inspiration. Elle est élevée pour une
personne ayant fait les études supérieures ou universitaires par rapport à
celle qui a fait les études primaires, secondaires ou qui n’a pas étudié. Ce
sont les plus âgées (65-75 ans et 75-89 ans) qui ont une plus grande chance de bien
percevoir l’importance des agrosystèmes de l’AUP comme source d’inspiration
pour les personnes.
La probabilité de perception des enquêtés
vis-à-vis de l’AUP dans l’esthétique au niveau du paysage est faible pour une
personne du milieu urbain par rapport à une personne du milieu périurbain
(figure 5). Cette probabilité est identique entre les deux sexes et entre les
différents niveaux d’études. Quant à l’état civil, les divorcés (es) et les
veufs (ves) perçoivent un peu moins le rôle joué plus par l’AUP dans
l’esthétique. Concernant la profession, les plus grandes probabilités ont été
obtenues pour les médecins et les religieux.

Figure
8. Probabilité de perception des enquêtés
vis-à-vis de l’AUP dans l’esthétique au niveau du paysage urbain et/ou
périurbain.
La perception de divers enquêtés vis-à-vis du
rôle selon lequel les agrosystèmes de l’AUP permettent de rapprocher l’homme
avec la nature est présentée au niveau de la figure 6. On y constate que la
probabilité est similaire entre une personne du milieu urbain et celle du
milieu périurbain. Il en est de même entre le sexe, l’état civil et le niveau
d’instruction. La probabilité est élevée pour les personnes dont l’âge varie de
65 à 75 ans et de 75 à 89 ans. Les
agents de l’état et les religieux ont la plus grande chance de percevoir que
les agrosystèmes de l’AUP rapprochent l’homme de la nature.

Figure
9. Perception des enquêtés vis-à-vis du rôle
selon lequel les agrosystèmes de l’AUP permettent de rapprocher l’homme avec la
nature.
La probabilité de percevoir que les divers agrosystèmes
de l’AUP contribuent à l’amélioration de la santé physique et mentale des
individus est la même entre une personne du milieu urbain et celle du milieu
périurbain (figure 7). Elle est similaire entre les deux sexes. La probabilité
est identique et faible entre un célibataire, un divorcé et un marié, mais elle
est élevée pour un veuf/veuve. La probabilité de percevoir que les agrosystèmes
de l’AUP permettent d’améliorer la santé physique et celle mentale est élevée
pour une personne ayant déjà fait les études supérieures ou les études universitaires
comparativement aux autres catégories. Cette probabilité semble augmenter avec
l’augmentation de l’âge ; ce sont donc les personnes les plus âgées qui
perçoivent plus cette importance jouée par les agrosystèmes que les jeunes et
les adultes.

Figure
10. Probabilité de percevoir que les
agrosystèmes de l’AUP contribuent à l’amélioration de la santé physique et
mentale des individus.
Le tableau 2 présente divers effets des variables explicatives sur la perception des
fonctions culturelles.
Tableau
2.
Effet du milieu d’habitation de l’enquêté et de ses diverses caractéristiques
sociodémographiques sur sa perception vis-à-vis de la recherche scientifique,
de l’éducation, du tourisme et du loisir.
|
Variables |
DDL |
Recherche
scientifique |
Éducation |
Tourisme |
Activités
récréatives |
|
Milieu |
1 |
0,1866 |
5,45.10-6*** |
2,34.10-15*** |
1,36.10-8*** |
|
Sexe |
1 |
0,0386* |
0,4688 |
0,7650 |
0,6180 |
|
état civil |
3 |
0,0190* |
0,6135 |
0,2455 |
0,1549 |
|
Profession |
9 |
0,3016 |
0,0295* |
0,0035** |
0,0002*** |
|
Niveau d’étude |
3 |
8,28.10-07*** |
2,88.10-5*** |
0,0032** |
0,0533 |
|
Classes d’âges |
6 |
0,0034** |
0,2143 |
0,0341* |
0,0292* |
|
PG (%) |
- |
92,75 |
91,63 |
89,63 |
92,25 |
|
Pseudo-R2 |
- |
0,18 |
0,15 |
0,19 |
0,20 |
|
AUC |
- |
0,81 |
0,79 |
0,82 |
0,82 |
L’analyse du tableau 2 montre que le
sexe, l’état civil, le niveau d’étude et les classes d’âges ont une influence
significative (p-values inférieures à 0,05) sur la perception de divers enquêtés
vis-à-vis de l’importance des agrosystèmes de l’AUP dans la recherche
scientifique. Considérant davantage l’importance de divers agrosystèmes de
l’AUP dans l’éducation, le milieu d’habitation, la profession et le niveau
d’études ont une influence significative.
La
perception de l’importance que peuvent
jouer les agrosystèmes de l’AUP dans les activités touristiques est
influencée significativement par le milieu d’habitation de l’enquêté, sa
profession, son niveau d’études et la tranche d’âge dans laquelle il se situe.
Enfin, le milieu d’habitation, la profession et les classes d’âges exercent une
influence significative sur la perception des enquêtés vis-à-vis du rôle des
agrosystèmes de l’AUP dans les activités récreatives.
La
précision de la classification par la régression logistique (PG) pour les
quatre modèles de perception est excellente ; on constate que les valeurs
de la PG sont toutes supérieures à 85 %. De même, le pouvoir discriminant des
modèles exprimé en termes d’AUC est excellent pour chaque modèle (AUC >
0,80), mais les coefficients de détermination (Pseudo-R2) associés à
chacun des modèles sont très faibles.
La figure 8 montre les effets marginaux des
variables explicatives sur la perception de l’enquêté sur l’importance des
agrosystèmes de l’AUP dans la recherche scientifique. Comparant un enquêté
résidant en milieu urbain avec celui du milieu périurbain, la chance est
identique et maximale (p=1 ou 100 %). Tenant compte du sexe, la tendance est
similaire. En effet, la probabilité de la femme est égale à celle de l’homme.
Considérant l’état civil, la probabilité de
perception la plus faible a été obtenue respectivement chez les veufs (ves) et les divorcés (es). Elle est maximale pour les
mariés et les célibataires. La probabilité de percevoir que les agrosystèmes de
l’AUP contribuent dans la recherche scientifique est élevée pour chacune des
catégories socioprofessionnelles.
Tenant compte du niveau d’études, on constate
que la probabilité est légèrement supérieure pour les plus instruits (niveau secondaire
et niveau supérieur ou universitaire) par rapport aux moins instruits
(analphabètes et niveau primaire). Bien
que la probabilité de percevoir soit plus élevé pour toute classe d’âge, on
constate cependant une légère augmentation de la chance au fur et à mesure que
l’âge de l’enquêté avance.

Figure
11. Effets marginaux des variables explicatives
sur la perception de l’enquêté sur l’importance des agrosystèmes de l’AUP dans
la recherche scientifique.
Les effets marginaux des variables
explicatives sur la perception de l’enquêté sur l’importance des agrosystèmes
de l’AUP dans l’éducation sont présentés au niveau de la figure 9.

Figure
12. Effets marginaux des variables explicatives
sur la perception de l’enquêté sur l’importance des agrosystèmes de l’AUP dans
l’éducation.
La figure 12 révèle que, que ce soit pour une
personne habitant le milieu urbain ou périurbain, la probabilité de percevoir
que les agrosystèmes de l’AUP constituent des milieux contribuant à l’éducation
est élevée, mais légèrement plus grande pour une personne habitant le milieu
périurbain. Les hommes comme les femmes perçoivent de la même façon
l’importance des agrosystèmes de l’AUP dans l’éducation.
Concernant l’État civil, la
probabilité demeure maximale pour les célibataires, les mariés et les
veufs/veuves contrairement aux divorcés. Considérant les catégories
socioprofessionnelles, la probabilité est supérieure à 85 % (p=0,85). Les
analphabètes perçoivent moins l’importance des agrosystèmes dans l’éducation
par rapport aux personnes ayant un niveau primaire ou secondaire ou encore
universitaire. On constate que la chance est presque identique pour chacune des
classes d’âge.
La figure 13 montre bien la perception des
enquêtés vis-à-vis de l’importance que peuvent jouer des agrosystèmes de l’AUP
dans les activités liées au tourisme. Pour une personne habitant donc le milieu
périurbain, la probabilité est supérieure par rapport à celle d’une personne
habitant le milieu urbain. Entre les hommes et les femmes, la probabilité est
similaire.
Concernant l’État civil, la
profession, le niveau d’étude et les classes d’âges, la probabilité de
perception est élevée. On constate une légère augmentation de la probabilité en
fonction du niveau d’études (de moins instruits aux plus instruits).

Figure
13. Perception des enquêtés vis-à-vis de
l’importance que peut jouer des agrosystèmes de l’AUP dans les activités liées
au tourisme.
La perception des enquêtés vis-à-vis de
l’importance que peuvent jouer des agrosystèmes de l’AUP dans les activités
récréatives est présentée au niveau de la figure 14.

Figure
14.
Perception des enquêtés vis-à-vis de l’importance que peut jouer des
agrosystèmes de l’AUP dans les activités récréatives.
En analysant la figure 14, on constate que la
probabilité de percevoir l’importance des agrosystèmes dans les activités
récréatives est élevée peu importe le milieu d’habitation, le sexe, l’Etat
civil, la profession, le niveau d’instruction et les classes d’âges.
Les modèles de régression logistique
construits en vue d’expliquer la probabilité de percevoir que l’AUP offre de
nombreux services socioculturels (recherche scientifique, éducation, tourisme,
activités récréatives, esthétique, bien-être physique et mental, rapprochement
avec la nature, réinsertion sociale et citadinisation,
etc.) dans la Ville de Butembo ont bien permis
de constater que les populations sont bien conscientes de ce rôle. Néanmoins,
nous avons pu constater que l’importance qu’accordent ces populations à l’AUP
variait en fonction de caractéristiques sociodémographiques (milieu d’habitation,
âge, niveau d’étude, Etat civil, etc.).
Généralement, les graphiques des effets
marginaux de différentes variables explicatives ont révélé que l’importance
accordée à l’AUP était plus marquée chez les personnes avec un bon niveau
d’instruction. De même, l’âge des individus constitue un facteur déterminant
les perceptions positives sur l’AUP. D’après GRANCHAMP-FLORENTINO (2012), si les différentes formes de l’AUP (jardinage, floriculture, etc.)
sont souvent l’occasion favorable d’un réapprentissage de savoir-faire, on leur
prête également de diverses vertus pédagogiques de sensibilisation à la
production agricole.
Si leur fonction de production nourricière
est plus vitale que pour la majorité des jardins du Nord, l’AUP n’en remplit
pas moins des fonctions sociales importantes, d’intégration des jeunes et des
migrants (FRANCK, 2006) ou bien d’autonomisation des femmes (« empowerment
») (FRANCK, 2006; GRANCHAMP-FLORENTINO, 2012). Au-delà du cadre de verdure qu’ils peuvent offrir, ces jardins sont
unanimement désignés comme des lieux de sociabilité, de rencontre
interculturelle et intergénérationnelle, des lieux qui favorisent les différents
échanges, la créativité, les solidarités et les initiatives citoyennes (WEGMULLER & DUCHEMIN, 2010 ; DUCHEMIN et al., 2008 ; GRANCHAMP-FLORENTINO, 2012). Grâce à l’agriculture urbaine, il est donc possible de transformer des
surfaces inesthétiques en divers espaces verts et horticoles, permettant ainsi
au citadin de bénéficier d’un contact avec la nature et à la terre (WEGMULLER & DUCHEMIN, 2010).
En jouant un rôle dans la santé, l’AUP
permet non seulement d’offrir une solution à la sous-alimentation, mais
contribue aussi, notamment pour les personnes âgées, à un bénéfice tant
physique que mental (MILLIGAN et al., 2004). Cette observation rejoint celle de cette étude dans la mesure où nous
avons également constaté que les personnes âgées perçoivent plus que les autres
le rôle de l’AUP dans l’amélioration du bien-être physique et mentale au niveau
de la Ville de Butembo et ses environs. Dans la partie nord de l’Angleterre, MILLIGAN et al. (2004) ont constaté que la pratique du jardinage, permet de faire de
l’exercice physique en plein air, et favorise une nourriture de qualité par la
consommation de légumes frais. C’est pourquoi, ces auteurs insistent sur le
fait que l’agriculture urbaine et périurbaine offre en plus un avantage
thérapeutique en procurant un grand sentiment de bien-être, un ressourcement
spirituel par la relaxation, de renouvellement émotionnel et physique d’un
individu, la paix et la tranquillité.
BOULIANE et al. (2000) constatent par ailleurs que l’AUP permet aussi une certaine
reconnaissance sociale et éveille une forme de fierté chez les personnes la
pratiquant. Par contre, BOUVIER-DACLON &
SÉNÉCAL (2001) insistent sur le fait que l’aspect loisirs est également une facette
importante de l’agriculture urbaine et périurbaine. Ces auteurs donnent
quelques cas observés dans la Ville de Montréal (Canada) où on a constaté que
l’AUP est une forme d’activités et se vit comme un loisir. C’est une occasion
pour les citadins de pratiquer un passe-temps en plein air, près de chez eux,
peu coûteux et productif (BOUVIER-DACLON &
SÉNÉCAL, 2001).
Au-delà des fonctions d’alimentation et de
celles de régulation, les agrosystèmes de la Ville de Butembo contribuent à
l’éducation et sont des endroits propices à la recherche scientifique. Ces
espaces attirent de plus en plus des universitaires qui y entreprennent des
études. En effet, BOULIANE et al. (2000) partagent ces constats et estiment que l’éducation est valorisée dans
l’agriculture urbaine et périurbaine par les apprentissages qui peuvent se
faire grâce à la proximité des intervenants. Par exemple, à cause de la
curiosité et de l’envie d’apprendre des jardiniers, l’AUP offre un espace
éducatif où le capital de connaissances théoriques et pragmatiques est partagé
par l’échange de connaissances et de conseils sur la pratique du jardinage (BOUVIER-DACLON & SENÉCAL,
2001).
BERTRAND et al. (2006) mentionnent que les agrosystèmes de l’AUP offrent souvent des services
d’agrotourisme qui sont d’ailleurs régulièrement mis en avant par certains
représentants professionnels ou par des techniciens de l’agriculture ou de
l’aménagement. Mais, dans le concret, ces opportunités sont très limitées, peu
d’agriculteurs les saisissent. D’ailleurs, on constate que ces opportunités ne
représentent qu’une faible part des ressources utiles des exploitants et de
leur temps de travail. Dans cette étude, les habitants du milieu péri-urbain
perçoivent plus l’importance touristique de l’AUP que ceux du milieu urbain.
Ceci se justifierait par le fait que les populations du milieu périurbain
enregistrent dans leur milieu de hautes fréquences des scientifiques et des
artistes provenant du milieu urbain. Les scientifiques fréquenteraient le
milieu périurbain pour s’imprégner de la réalité afin de contextualiser sur
terrain les théories apprises sur le banc de l’école, alors que la recherche
d’un paysage harmonieux afin de mettre sur le marché les produits supposés
attrayants serait la principale motivation des artistes à fréquenter le milieu
périurbain.
L’agriculture urbaine et périurbaine
pratiquée en Ville de Butembo offre de nombreux services socioculturels
(recherche scientifique, éducation, tourisme, activités récréatives,
esthétique, bien-être physique et celui mental, rapprochement avec la nature, etc.).
Certes, les populations demeurent bien conscientes de ce rôle. Néanmoins, cette
reconnaissance varie au sein de chacune des variables sociodémographiques.
Les probabilités de percevoir que
l’agriculture urbaine et périurbaine assure les fonctions socioculturelles sont
légèrement inférieures pour une personne du milieu urbain que celle du milieu
périurbain. En plus, les plus âgés ont beaucoup de chance de percevoir ces
fonctions que les moins âgés. Si l’on tient compte de l’instruction, parfois
les plus instruits ont beaucoup de chance de percevoir la fonction que les
autres ; parfois la probabilité de perception augmente au fur et à mesure
que le niveau d’instruction s’améliore parfois
la probabilité est presque la même pour toute les modalités.
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[1] Chef de Travaux en Faculté des Sciences Agronomiques
de l’Université Catholique du Graben (Nord-Kivu/RDC) : kahambumatimbya@gmail.com
[2] Assistant en Faculté des Sciences Agronomiques de
l’Université Catholique du Graben (Nord-Kivu/RDC).
[3] Assistant en Faculté des Sciences Agronomiques de
l’Université Catholique du Graben (Nord-Kivu/RDC).
[4] Assistant en Faculté des Sciences Agronomiques de
l’Université Catholique du Graben (Nord-Kivu/RDC).
[5] Enseignant à l’Institut du Bâtiment et des Travaux
Publics (IBTP-Butembo, Nord-Kivu/RDC)
[6] Professeur en Faculté des Sciences Agronomiques de
l’Université Kisangani (RDC).
[7] Professeur Ordinaire en Faculté des Sciences
Agronomiques de l’Université Catholique du Graben (Nord-Kivu/RDC).
[8] Professeur Ordinaire en Faculté des Sciences
Agronomiques de l’Université Catholique du Graben (Nord-Kivu/RDC).